En mars 2022, je revenais d'une période de travail particulièrement chargée — huit mois à flux tendu sur un projet tech, avec les conséquences prévisibles sur le sommeil, la concentration et l'énergie générale. J'avais décidé de prendre trois semaines en Inde pour réinitialiser un peu tout ça. Rishikesh, puis quelques jours dans les villages en altitude au nord de l'Uttarakhand. C'est là que j'ai entendu parler du shilajit pour la première fois dans un contexte sérieux.
Un médecin ayurvédique avec qui j'avais une consultation — pas un vendeur de rue, un praticien qui exerçait depuis trente ans et recevait majoritairement des patients locaux — me l'a mentionné comme un adaptogène utilisé depuis des siècles dans la médecine traditionnelle himalayenne. Il a pris soin de préciser deux choses : premièrement, que la qualité variait énormément selon la source, et deuxièmement, que la résine authentique était difficile à trouver hors des filières locales contrôlées. Ce deuxième point, je l'ai mal retenu. C'était une erreur.
De retour à Paris, j'ai commandé du shilajit sur plusieurs plateformes — Amazon, des sites spécialisés français, quelques marques européennes qui se présentaient comme premium. Les prix allaient de 18 € à 65 € pour des quantités comparables. Les emballages étaient soignés. Les descriptions évoquaient toutes l'Himalaya, les traditions ayurvédiques, et des teneurs en acide fulvique impressionnantes — quand elles les mentionnaient, ce qui n'était pas systématique.
Les premières semaines, j'ai eu l'impression que ça fonctionnait. Peut-être l'effet du voyage qui persistait, peut-être un retour naturel à un rythme plus sain, peut-être autre chose. Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que j'ai continué à commander et à essayer différents produits pendant plusieurs mois, en prenant des notes assez systématiques sur ce que je ressentais. Rien de très scientifique, mais ça m'occupait.
En novembre 2022, je suis tombé sur une étude publiée dans le Journal of Dietary Supplements qui documentait la présence de plomb en quantités dépassant les seuils européens dans plusieurs échantillons de shilajit commerciaux analysés en aveugle. Les auteurs avaient acheté les produits directement sur des marketplaces américaines et européennes. Les résultats n'étaient pas anodins : sur les vingt-deux produits analysés, sept présentaient des concentrations en plomb supérieures au seuil réglementaire de l'Union européenne. Trois d'entre eux dépassaient ce seuil d'un facteur supérieur à deux.
J'avais probablement consommé certains de ces produits. L'idée était désagréable. J'ai décidé de faire analyser les produits que j'avais encore en stock et quelques références supplémentaires que j'ai commandées pour l'occasion. Huit produits au total, achetés sur Amazon et sur des sites spécialisés français, envoyés à un laboratoire privé pour analyse des métaux lourds et de la teneur en acide fulvique.
Les résultats sont arrivés en janvier 2023. Trois des huit produits dépassaient les limites réglementaires européennes — deux sur le plomb, un sur le mercure. Deux autres présentaient une teneur en acide fulvique inférieure à 20 %, bien loin des 60 à 80 % qu'on attend d'une résine authentique. Aucun des huit produits n'avait de certificat d'analyse accessible en ligne. Deux m'ont répondu sur des demandes de COA par e-mail — l'un en disant qu'il n'en avait pas, l'autre en m'envoyant un document qui visiblement n'avait pas été établi par un laboratoire accrédité.
Je n'avais pas initialement prévu de créer une marque. L'idée était plutôt d'identifier un ou deux produits fiables et d'en rester là. Mais après plusieurs mois de recherche de fournisseurs — en passant par des intermédiaires en Inde, des importateurs en Allemagne, des grossistes basés aux Pays-Bas — il est devenu évident que la transparence sur la composition n'était pas un standard du secteur. C'était une exception qu'il fallait activement exiger, et même en l'exigeant, les preuves fournies n'étaient pas toujours vérifiables.
Shilapure est né d'une règle unique et non négociable : aucun lot n'est mis en vente sans certificat d'analyse complet établi par un laboratoire tiers accrédité ISO 17025. Pas un résumé. Pas un tableau maison. Un certificat original, avec les numéros de lot, les méthodes analytiques, les dates et le logo du laboratoire — le type de document qu'on peut théoriquement vérifier en appelant directement le labo si on a un doute.
Ça semblait être la barre minimale. Ce qui m'a surpris, c'est à quel point peu de marques la franchissent.
Depuis le lancement de Shilapure, nous avons livré à 2 847 clients en France et en Europe. Nous travaillons avec un partenariat de laboratoire accrédité ISO 17025 stable depuis le premier lot. Chaque lot commercialisé a son certificat d'analyse — disponible sur demande, et bientôt consultable directement en ligne lot par lot. Aucun lot n'a jamais été refusé à la vente pour non-conformité depuis le lancement, mais la procédure existe et serait appliquée sans hésitation.
Ce que nous savons sur nos produits : teneur en acide fulvique supérieure ou égale à 62 %, concentrations en métaux lourds très en dessous des seuils européens (plomb inférieur à 0,1 mg/kg pour un seuil légal à 3 mg/kg), résine 100 % brute sans additifs, sans charges, sans arômes. Pas de gélules. Pas de poudre lyophilisée. La résine, telle qu'elle est après purification, conditionnée en pot.
Ce que nous ne savons pas — et sur ce point il faut être honnête — c'est si notre shilajit "fonctionne" pour vous de la façon dont vous l'entendez. La recherche scientifique sur le shilajit est réelle mais encore fragmentée, majoritairement issue d'études de petite taille, et les effets varient considérablement d'une personne à l'autre. Ce qu'on peut affirmer, c'est que ce que vous recevez est ce que l'étiquette indique : de la résine brute pure, sans contaminants mesurables au-dessus des seuils légaux. Pour le reste, vous êtes adulte.
"On ne devrait pas avoir à décrocher un diplôme en toxicologie pour acheter un complément alimentaire en sécurité. Shilapure existe parce que demander une preuve avant d'acheter est une attente raisonnable, pas un caprice. Si notre COA ne vous convainc pas, n'achetez pas — et méfiez-vous de quiconque ne peut pas vous en fournir un."
— Fondateur, Shilapure
Nous ne prétendons pas que le shilajit contribue à réduire la fatigue ou à améliorer les performances cognitives dans le sens d'une allégation de santé validée par l'EFSA — parce qu'à ce jour, les allégations spécifiques au shilajit sont en attente d'évaluation. Nous ne faisons pas de témoignages avec des avant/après photographiques. Nous n'utilisons pas les mots "soigne", "traite", "guérit" ou "prévient".
Ce que nous faisons : publier les analyses de chaque lot, répondre aux demandes de COA sous 24 heures, rembourser sans conditions dans les 30 jours si vous n'êtes pas satisfait, et expédier sous 24 h avec suivi. C'est le périmètre de ce qu'on contrôle. Pour le reste — les effets, l'expérience personnelle, la subjectivité de ce que vous ressentez — on fait confiance à votre propre évaluation.
Nos limites : nous sommes une petite structure. Nous n'avons pas de service client disponible le week-end. Nous n'avons pas (encore) de page de consultation de tous les lots en ligne — c'est en cours. Et nous ne sommes pas en mesure de personnaliser les recommandations de prise en fonction de votre profil médical : pour ça, consultez un professionnel de santé.
Vous avez raison de demander des preuves. N'achetez jamais un shilajit sans COA. Peu importe la marque — y compris la nôtre. Si un fournisseur ne peut pas vous transmettre un certificat d'analyse complet établi par un laboratoire tiers accrédité, c'est une réponse en soi.